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Guinée équatoriale : démission du gouvernement

Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang , et son épouse, Costancia Mangue, à Malabo, en Guinée équatoriale, le 23 avril 2026   -  
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Le Premier ministre de la Guinée équatoriale, Manuel Osa Nsue Nsua, chargé de la coordination administrative, a présenté la démission de l’ensemble des membres de l’exécutif au chef de l’État lors d’une session extraordinaire du Conseil des ministres.

Cette décision, rendue publique par le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue, fait suite à une évaluation interne concluant à une réalisation de seulement 10 % des objectifs gouvernementaux, jugée « insuffisante » au regard des moyens engagés.

Le vice-président a invoqué la nécessité de renforcer la discipline administrative et l’efficacité de l’action publique, dans le cadre d’une gestion davantage orientée vers les résultats. Le parti au pouvoir, le Parti démocratique de Guinée équatoriale, a par ailleurs évoqué des insuffisances de gouvernance et des accusations de corruption, tandis que le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979, entendrait procéder à la nomination d’un nouvel exécutif.

Cette crise intervient dans un contexte économique dégradé, marqué par la dépendance persistante aux hydrocarbures et le ralentissement de la production pétrolière. Selon la Banque mondiale, l’économie du pays a subi une contraction prolongée, avec une baisse du PIB estimée à 5,4 % en 2025 et des perspectives toujours négatives à moyen terme. Malgré son statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, la pauvreté toucherait encore près de 61 % de la population, tandis que les infrastructures de base demeurent insuffisantes pour une large part des habitants.

Dans ce contexte, les autorités réaffirment leur volonté de relancer les réformes structurelles et d’accélérer la diversification économique, notamment via les secteurs du tourisme, de l’économie numérique et des ressources dites « vertes » et « bleues », conformément aux orientations de l’Agenda 2035.