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Ceuta : la situation humanitaire qualifiée de ''sinistre'' par des eurodéputés

Ceuta : la situation humanitaire qualifiée de ''sinistre'' par des eurodéputés
Des migrants montent une tente de fortune sur la plage d'El Trampolin, dans l'enclave espagnole de Ceuta, le 28 septembre 2026.   -  
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AP Photo

Crise humanitaire

La situation humanitaire à Ceuta, a été qualifiée mercredi de '' sinistre'' par trois députés européens après une mission d'enquête sur place.

Les 30 et 31 juillet dernier, plus de 70 000 personnes sont arrivées dans l'enclave espagnole en provenance du Maroc. Si la plupart des migrants sont rentrés au bercail, environ 5 000 d'entre eux sont encore sur le territoire dont 1200 mineurs.

Pendant deux jours, ils ont rencontré des travailleurs humanitaires, des ONG et des migrants âgés d'à peine six ans.

''Ceuta ne peut pas devenir un laboratoire de restriction des droits, ni un camp de réfugiés à ciel ouvert, ce à quoi cela aboutira si des personnes restent piégées sur ce territoire. Car la solution ne consiste pas à retenir des milliers de personnes dans des camps de fortune ou des camps d'urgence installés sur ce territoire.'', a déclaré Estrella Galán, députée européenne, La Gauche.

Les eurodéputés ont documenté des cas d'abus dont seraient victimes les migrants à Ceuta. L'Etat se livrerait à une chasse aux migrants dans l'enclave ont indiqué les trois députés européens qui s'exprimaient lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

''À Ceuta, il y a des actes de torture et des traitements inhumains infligés par les forces militaires. Ce ne sont pas des faits isolés. Il y a une tendance qui se dessine. Des patrouilles mènent des rafles nocturnes et passent les gens à tabac. Elles volent les migrants, les forcent à se raser la tête, à s’agenouiller pour embrasser une croix chrétienne ou le drapeau espagnol. Nous parlons ici d’une situation très grave : l’État se livre à une chasse à l’homme, alors qu’il devrait protéger les personnes ; au lieu de cela, il viole leurs droits.'', a déclaré Jaume Asens, député européen, Les Verts.

La crise migratoire de juillet a donc laissé des séquelles à Ceuta. Pour les autorités locales, le gouvernement central espagnol avait ignoré les signaux d’alerte avant que la frontière ne soit franchie.