Kenya
Des petits commerçants ont fermé leurs boutiques et manifesté vendredi dans les rues de Nairobi pour dénoncer une hausse des taxes et des coûts liés aux importations. La police kényane a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires.
La mobilisation intervient alors que les commerçants disent subir une augmentation de leurs charges, conjuguée à un ralentissement des ventes et à des loyers élevés dans la capitale.
« Nous étions très pacifiques, mais la police utilise son pouvoir pour nous intimider », dénonce Priscal Njuguna, une commerçante qui affirme vouloir continuer à défendre ses droits.
La colère vise notamment une décision de l’administration fiscale kényane concernant l’évaluation douanière des marchandises importées.
Depuis le 20 août, la valeur minimale de référence appliquée à un conteneur de 40 pieds, soit environ 67 mètres cubes, transportant des marchandises groupées est passée de 2,5 à 3,2 millions de shillings kényans, soit une augmentation de 28 %.
Pour les petits importateurs qui partagent des conteneurs afin de réduire leurs coûts, cette mesure risque d’alourdir davantage les dépenses et de réduire des marges déjà faibles.
Des prix en hausse
Dans le secteur de la téléphonie notamment, les commerçants affirment que la hausse des taxes se répercute directement sur les prix et décourage les consommateurs.
« Les clients n’achètent plus de téléphones à cause des taxes. Les prix ont augmenté et les loyers sont élevés ici à Nairobi », explique Simiyu Wanyama, un détaillant.
Face à cette situation, plusieurs commerçants ont décidé de fermer leurs établissements pour faire pression sur le gouvernement et réclamer un allègement des charges.
La manifestation a toutefois été dispersée par les forces de l’ordre à coups de gaz lacrymogènes. Les protestataires affirment vouloir poursuivre leur mobilisation pour obtenir une révision des nouvelles mesures fiscales.
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