République démocratique du Congo
Human Rights Watch accuse les forces de sécurité congolaises d'avoir fait un usage excessif de la force contre les manifestants qui protestaient le 12 juin 2026 à Kinshasa contre un projet de loi susceptible de prolonger le mandat du président Félix Tshisekedi.
Selon l'organisation, la police a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des matraques et n'a pas empêché les attaques menées par des membres de la Force du Progrès, un groupe lié au parti au pouvoir, l'UDPS. Des vidéos vérifiées montrent des affrontements, des dégradations de sièges de partis d'opposition et des attaques contre le siège de l'ECiDé, où des manifestants s'étaient réfugiés.
Human Rights Watch indique avoir documenté les blessures de plus d'une dizaine de personnes, dont plusieurs figures de l'opposition, ainsi que l'arrestation de dizaines de manifestants. L'organisation affirme également que certains membres de la Force du Progrès lui ont déclaré avoir été mobilisés par des responsables de l'UDPS pour empêcher la manifestation, une accusation rejetée par le parti.
Les autorités congolaises ont ouvert une enquête sur les violences, tandis que l'UDPS soutient que les auteurs des attaques se sont fait passer pour des membres de la Force du Progrès. Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et impartiale afin que les responsables soient traduits en justice.
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