Tunisie
Human Rights Watch dénonce la condamnation de huit défenseurs des droits humains en Tunisie, estimant qu'elle s'inscrit dans une répression croissante contre la société civile.
L'organisation appelle les autorités à annuler ces condamnations, à libérer les personnes détenues et à mettre fin aux poursuites visant les militants.
Parmi les condamnés figurent Sihem Bensedrine, ancienne présidente de l'Instance Vérité et Dignité, condamnée à 25 ans de prison et à une lourde amende pour des faits liés à son travail au sein de l'instance de justice transitionnelle, ainsi que Saadia Mosbah, présidente de l'association antiraciste Mnemty, dont la peine de huit ans de prison a été confirmée en appel. Cinq autres membres de l'association ont également été condamnés à des peines allant d'un à trois ans de prison, certaines assorties de sursis.
Human Rights Watch estime que ces poursuites sont motivées par les activités de défense des droits humains des accusés. L'organisation souligne que Sihem Bensedrine est poursuivie pour son rôle dans le processus de justice transitionnelle, tandis que Saadia Mosbah est visée en raison de son combat contre les discriminations raciales et en faveur des droits des migrants et des réfugiés.
L'ONG affirme que ces condamnations illustrent le rétrécissement de l'espace civique en Tunisie et appelle les partenaires internationaux, notamment l'Union européenne, à condamner cette répression et à faire pression sur les autorités tunisiennes afin qu'elles respectent les libertés fondamentales et les engagements internationaux du pays.
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