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Kenya : les habitants de Nanyuki désapprouvent le projet de centre contre Ebola

Des manifestants lors d'une manifestation contre un projet de centre de quarantaine pour Ebola à Nanyuki, au Kenya, le 1er juin 2026   -  
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Kenya

Les habitants de Nanyuki, au centre du Kenya, désapprouvent le projet controversé de centre de quarantaine destiné aux ressortissants américains exposés au virus Ebola.

L’établissement doit ouvrir sur la base aérienne de Laikipia, à proximité de Nanyuki.

Depuis plusieurs jours, la population proteste contre ce projet. De nombreux habitants craignent des contaminations dans leur pays, qui n'a enregistré aucun cas d'Ebola depuis la déclaration de l'épidémie mi-mai en République démocratique du Congo.

"Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que le gouvernement installe un centre de traitement d'Ebola ici, parce qu'Ebola est très dangereux ; ils auraient dû nous consulter avant de l’installer," estime Wario Aden, conducteur de moto-taxi.

Le gouvernement kenyan a annoncé mercredi le maintien du projet malgré la contestation populaire et une décision de justice suspendant son ouverture.

Le ministre de la santé Aden Duale a affirmé devant le parlement que le centre faisait partie d’un ensemble de 23 structures de quarantaine et d’isolement à travers le pays.

Le ministre a souligné que le centre n'était pas uniquement destiné aux étrangers.

Selon le média Reuters, une vingtaine de vols transportant du matériel médical américain et du personnel spécialisé ont atterri au Kenya entre le 23 et le 31 mai, malgré la controverse.

Pour Joseph Nderitu, vendeur de jus et de smoothies, "les États-Unis sont plus compétents en matière de soins médicaux. Les États-Unis devraient donc prendre soin de leurs citoyens chez eux, aux États-Unis, et non au Kenya ou dans n’importe quelle autre partie de l’Afrique."

Deux personnes ont été tuées par balles, selon des défenseurs des droits humains, lors de manifestations contre le centre lundi à Nanyuki.

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