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Le militant Kemi Seba craint pour sa vie s'il est renvoyé au Bénin

ARCHIVES - Kemi Seba, à droite, fait un geste lors d'une interview à Paris, le 28 juin 2006   -  
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Michel Euler/Copyright 2026 The AP. All rights reserved.

Kemi Seba

Kemi Seba, militant panafricaniste, a déclaré lundi qu’il craignait pour sa vie s’il était renvoyé au Bénin. L’activiste est recherché par les autorités béninoises pour avoir participé à un complot de coup d’État déjoué.

Ces propos ont été rapportés par l’avocat de Monsieur Seba lors d’une audience de mise en liberté sous caution devant un tribunal de Pretoria.

« Ce que nous avons présenté aujourd’hui au tribunal, c’est une déclaration sous serment signée par lui-même, justifiant sa libération sous caution. L’affaire est donc reportée à mardi prochain pour les plaidoiries finales ainsi que pour le verdict du tribunal. », a déclaréBill Kobras, avocat de Kemi Seba.

Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud le mois dernier avec son fils adolescent et un Sud-Africain pour avoir enfreint les lois sur l’immigration après avoir dépassé la durée de validité de son visa de visiteur de trois mois.

Le Bénin a émis un mandat d’arrêt international contre lui le 12 décembre après qu’il eut soutenu un coup d’État manqué au cours duquel des soldats mutins avaient déclaré à la télévision avoir renversé le président Patrice Talon.

« Il y a des difficultés administratives et nous devons, il doit se présenter au centre pour réfugiés afin qu’ils puissent enregistrer ses données biométriques. Nous avons fait valoir devant le tribunal que s’il est libéré sous caution, il s’engage à se présenter au centre pour réfugiés dans les 24 heures, comme condition de sa libération sous caution. », a ajouté l'avocat de Monsieur Seba.

Né en France de parents béninois, Kemi Seba a déclaré qu’il n’était pas retourné au Bénin depuis mai 2024, invoquant des craintes pour sa vie et des persécutions politiques. Il a expliqué que c'était la raison pour laquelle il avait dépassé la durée de validité de son permis de séjour sud-africain – qui a expiré fin février – et a confirmé son intention de demander l'asile.