Iran
Les prix du pétrole ont atteint jeudi leur plus haut niveau en séance depuis 2022, culminant à 126 dollars le baril, dans un contexte de blocage persistant entre les États-Unis et l’Iran.
En cause : l’échec des négociations et le maintien des blocus dans le détroit stratégique d’Ormuz, un point clé du commerce mondial d’hydrocarbures. Si les prix ont ensuite reculé, ils restaient élevés, repassant sous la barre des 115 dollars le baril en début d’après-midi en Europe.
Dans le même temps, Washington a annoncé la création d’une coalition internationale baptisée « Maritime Freedom Construct », visant à rétablir la circulation maritime dans la zone. Mais Téhéran reste inflexible. L’ayatollah Mojtaba Khamenei affirme que les États-Unis ont été défaits dans ce bras de fer et rejette toute forme d’ingérence américaine. Les deux pays continuent ainsi de maintenir leurs positions, prolongeant une impasse aux conséquences économiques lourdes.
En Iran, la situation se détériore rapidement : le rial a atteint un niveau historiquement bas, s’échangeant à 2,1 millions pour un euro, aggravant une inflation déjà critique. De son côté, le président américain Donald Trump a exclu toute levée du blocus, rejetant la proposition iranienne de rouvrir le détroit d’Ormuz en échange de la fin du siège naval américain.
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