Ouganda
Un coup de filet mené par les services de l’immigration ougandais a permis de démanteler un réseau présumé de traite d’êtres humains et d’escroquerie en ligne.
Au moins 231 personnes ont été interpellées à Kampala lundi, selon le ministère de l’Intérieur. Certaines seraient victimes de trafic, tandis que d’autres ont été trouvées en possession de matériel laissant penser à une implication dans des activités criminelles. L’opération a été rendue possible grâce à des informations fournies par des riverains. À l’origine, les autorités visaient un groupe de Nigérians installé dans le nord du pays.
Ces personnes ont été retrouvées sans aucun document ni passeport, ni pièce d’identité. Elles ne possédaient que leurs ordinateurs. Le bâtiment dans lequel elles se trouvaient fonctionnait comme un complexe autonome : il y avait un restaurant, un billard et diverses installations. Elles y étaient confinées, sans possibilité de sortir. Aucun accès à l’extérieur ne leur était autorisé, explique Simon Peter Mundeyi, porte-parole du service de l’immigration ougandais.
Les victimes présumées de traite et les suspects impliqués dans des activités criminelles ont été interrogés séparément des personnes simplement en situation irrégulière, notamment celles ayant dépassé la durée de validité de leur visa sans être impliquées dans des délits.
À leur arrivée, ces individus n’entrent pas en groupe, mais séparément. Chacun arrive seul sur le territoire, puis ils se regroupent ensuite pour former ce réseau illégal que nous avons découvert. Lors de nos interrogatoires, ils ont expliqué qu’un chef les avait fait venir en leur promettant du travail. Ce même individu leur a ensuite confisqué leurs passeports, qu’il détient toujours. Au moment des faits, il n’avait pas encore été arrêté. Nous sommes actuellement à sa recherche, car il détient leurs documents et connaît les conditions dans lesquelles ils vivent ici, ajoute-t-il.
Selon les autorités, les personnes reconnues coupables d’infractions feront l’objet de poursuites judiciaires, tandis que celles en situation irrégulière sans implication criminelle pourront quitter le territoire ougandais. Les individus interpellés sont originaires de plusieurs pays, notamment du Pakistan, de l’Inde, du Bangladesh, du Ghana, du Myanmar, de l’Éthiopie, du Sri Lanka, du Cambodge et de la Malaisie.
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