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El Niño : l’ONU alerte sur un épisode potentiellement intense

Un villageois du village de Hafeji, au Kenya, descend du toit de sa maison alors que les secours arrivent, le 20 mai 2010   -  
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ONU

Le phénomène climatique El Niño devrait faire son retour à l’horizon de la mi-2026, selon une nouvelle mise à jour de l’ONU publiée vendredi par l’agence spécialisée des Nations unies pour la météo et le climat.

Les premiers indices observés dans le Pacifique équatorial laissent même envisager une mise en place possible dès la période mai-juillet.

Ce phénomène naturel se caractérise par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l’est de l’océan Pacifique équatorial. Il entraîne des perturbations à grande échelle des vents, de la pression atmosphérique et des régimes de précipitations à travers le globe.

« Notre dernière mise à jour annonce le retour d’un épisode El Niño », explique Wilfran Moufouma Okia, responsable des prévisions climatiques à l’Organisation météorologique mondiale. « Cela modifiera la température mondiale, mais aussi la répartition des pluies à l’échelle planétaire. »

Selon les climatologues, les signes actuels indiquent un épisode potentiellement marqué. L’OMM estime que les températures de surface de la mer augmentent rapidement dans le Pacifique équatorial, un indicateur classique d’un basculement vers El Niño.

Des impacts climatiques mondiaux contrastés

Ce phénomène s’accompagne généralement d’importantes anomalies météorologiques. Certaines régions du monde connaissent des pluies excessives, tandis que d’autres subissent des épisodes de sécheresse prolongée.

« On observe souvent des précipitations abondantes dans la Corne de l’Afrique, le sud de l’Amérique du Sud ou encore l’Argentine », précise Wilfran Moufouma Okia. À l’inverse, des zones comme l’Australie, l’Indonésie et une partie de l’Asie du Sud-Est sont fréquemment confrontées à des conditions plus sèches.

Un phénomène amplifié par le réchauffement climatique

Le dernier épisode d’El Niño a contribué à des records de chaleur mondiaux, faisant de 2023 la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée et de 2024 la plus chaude à ce jour.

L’OMM rappelle toutefois qu’il n’existe pas de preuve que le changement climatique augmente la fréquence ou l’intensité d’El Niño, mais qu’il en aggrave les impacts. La combinaison entre ce phénomène et l’accumulation de gaz à effet de serre d’origine humaine accentue les pics de température à l’échelle mondiale.

Une alternance climatique régulière mais scrutée de près

El Niño survient en moyenne tous les deux à sept ans et dure généralement de neuf à douze mois. Il alterne avec son pendant, La Niña, séparé par des phases neutres.

Les experts de l’ONU insistent sur l’importance des prévisions précoces afin d’anticiper les conséquences dans des secteurs sensibles comme l’agriculture, la gestion de l’eau, l’énergie ou la santé.