Afrique du Sud
Le chef d'un parti d'opposition sud-africain, Julius Malema, a été condamné jeudi à cinq ans de prison après avoir été reconnu coupable d'avoir enfreint la législation sur les armes à feu en tirant avec un fusil lors d'un rassemblement politique en 2018.
Il a été remis en liberté dans l'attente de son appel, qui sera examiné à une date ultérieure.
Si le verdict et la peine sont confirmés, Malema sera déchu de son mandat de député.
La législation sud-africaine interdit à toute personne ayant été reconnue coupable d'une infraction et condamnée à une peine d'emprisonnement supérieure à 12 mois, sans possibilité de substitution par une amende, d'exercer des fonctions au Parlement.
Malema a été condamné en octobre pour cinq chefs d'accusation, notamment possession illégale d'une arme à feu et de munitions, usage d'une arme à feu dans une zone urbaine et mise en danger d'autrui par imprudence.
Malema s'est adressé à des centaines de partisans de son parti, communément appelés « combattants », dont beaucoup avaient fait le déplacement depuis différentes provinces pour assister au prononcé de la sentence. Vêtus de leurs tenues rouges aux couleurs du parti, ils ont scandé des slogans et chanté avant et après le prononcé de la sentence.
Ce député au tempérament fougueux, qui dirige le parti de gauche Economic Freedom Fighters, a été inculpé aux côtés de son garde du corps, Anton Snyman, après que la vidéo de l'incident est devenue virale. M. Snyman a été déclaré non coupable.
En prononçant la peine, la juge Twanet Olivier a déclaré avoir tenu compte de la gravité de l'infraction pour déterminer la peine.
Au cours de son procès et de son jugement, Malema a déclaré que les accusations portées contre lui étaient motivées par des considérations politiques, car elles avaient été déposées par Afriforum, un groupe de pression représentant la minorité afrikaner blanche, qui est en conflit avec Malema depuis des années.
Olivier a déclaré que la peine et le verdict reposaient uniquement sur ses actes ce jour-là.
Malema, dont le parti est le quatrième du pays, est une figure controversée, principalement en raison des orientations politiques de son parti, qui préconisent notamment l'expropriation sans indemnisation des terres appartenant à des Blancs ainsi que la nationalisation des mines et des banques.
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