Haïti
Le Tchad a confirmé son intention de déployer 800 policiers et gendarmes en Haïti d’ici juin 2026, afin d’étoffer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMS), lancée en 2024 sous l’égide de l’ONU.
Cette annonce survient alors que la mission, initialement promise à 2 500 hommes, ne compte aujourd’hui que 1 000 policiers kényans et quelques soldats jamaïcains un effectif largement insuffisant face à l’ampleur de la crise sécuritaire haïtienne.
Le Tchad, le Bénin et le Bangladesh avaient déjà promis leur soutien en octobre 2023, mais aucun de ces pays n’a encore déployé de troupes sur place. La situation en Haïti, où les gangs contrôlent une grande partie de Port-au-Prince, reste désespérée, avec une urgence humanitaire et politique persistante.
Le Kenya, qui assure actuellement la direction de la MMS, a annoncé son retrait progressif, laissant planer des doutes sur la capacité de la force à maintenir sa cohésion et son efficacité. Malgré les besoins criants, le renfort tchadien, s’il se concrétise, ne comblera qu’une partie du déficit en effectifs.
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