Maroc
À la suite des pluies torrentielles qui ont frappé durant plusieurs semaines les plaines du Gharb et du Loukkos, le gouvernement marocain a annoncé le déblocage de 3 milliards de dirhams (environ 330 millions de dollars) afin de venir en aide aux populations sinistrées et de réhabiliter les infrastructures endommagées.
Ce programme a été engagé sur instructions du souverain, Mohammed VI, soucieux, selon un communiqué officiel, d’assurer la sécurité des citoyens et de rétablir dans les meilleurs délais des conditions de vie normales.
Les crues ont submergé plus de 110 000 hectares de terres agricoles et entraîné le déplacement de près de 188 000 personnes, notamment dans les provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane. La ville de Ksar El Kebir demeure largement inaccessible après le débordement de l’oued Loukkos.
Face à l’urgence, les autorités, appuyées par les forces armées, ont procédé à des évacuations massives et installé des camps d’accueil pour les déplacés. Des hélicoptères et des embarcations ont été mobilisés afin de porter assistance aux populations isolées. Cette gestion de crise, saluée par une partie de la presse nationale pour sa réactivité, intervient après de précédents épisodes meurtriers, notamment à Safi, où une crue avait causé 37 décès.
Une enveloppe de 775 millions de dirhams sera consacrée au relogement des familles, à la compensation des pertes de revenus, à la réhabilitation des logements et commerces impactés ainsi qu’à la reconstruction des habitations effondrées.
Quelque 225 millions de dirhams financeront des aides en nature et le renforcement des interventions d’urgence pour répondre aux besoins essentiels immédiats. Les agriculteurs et éleveurs bénéficieront d’un soutien spécifique de 300 millions de dirhams, tandis que la part la plus importante, d'un montant de 1,7 milliard de dirhams, sera dédiée à la réhabilitation des infrastructures routières, des réseaux de base et des équipements hydroagricoles.
Ces pluies, supérieures de 35 % à la moyenne des dernières décennies, mettent fin à sept années de sécheresse et ont fait grimper le taux de remplissage des barrages à près de 70 %. Mais elles rappellent surtout l’urgence d’adapter durablement les infrastructures face à la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes.
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