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Au Kenya, la robotique ouvre de nouveaux horizons aux élèves des zones rurales

Un serveur robotisé sert les clients dans un café robotisé à Nairobi, au Kenya, le jeudi 29 août 2024.   -  
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Kenya

Dans une salle de classe du comté de Laikipia, vaste région de prairies du nord du Kenya connue pour sa faune sauvage, des élèves assemblent roues, moteurs et capteurs pour construire un robot. Une scène encore rare dans cette zone rurale peu peuplée, où la technologie semble souvent lointaine.

À la tête de ces ateliers, Jeremiah Kithinji, 27 ans. Le jeune professeur dirige plusieurs clubs de robotique dans la région et accompagne près de 200 élèves. À travers ces activités, il leur offre une ouverture sur le monde, bien au-delà du paysage rural qui les entoure.

Un robot fonctionne un peu comme un être humain », explique-t-il. Comme le corps humain, le robot perçoit son environnement grâce à des capteurs et agit à l’aide de moteurs. « En réalité, c’est un être humain guidé par un ordinateur qui lui donne des instructions.

Le Kenya a récemment renforcé l’enseignement des sciences et de l’ingénierie dans son programme scolaire. Mais le développement de la robotique reste freiné par le manque de ressources, en particulier dans les zones rurales. À Laikipia, ces clubs existent grâce au soutien de l’organisation américaine à but non lucratif Science in a Suitcase, qui a contribué à la formation de Jeremiah Kithinji et financé la participation de ses élèves aux Olympiades mondiales de robotique à Singapour.

Une expérience marquante pour le professeur comme pour ses élèves. Elle lui a permis de devenir juge lors de la compétition et de mettre en pratique les compétences acquises au fil des années.

Au-delà de l’apprentissage, Jeremiah Kithinji voit dans la robotique un outil pour répondre à certains défis propres au Kenya. Il imagine notamment des applications dans les hôpitaux ruraux, pour assister les chirurgiens ou faciliter l’administration de médicaments.

Une vision qui inspire ses élèves, comme Natalia Wangari, 14 ans. L’adolescente rêve de devenir neurochirurgienne et voit dans la robotique un moyen de transformer la médecine. Elle imagine un avenir où des robots, programmés avec précision, pourraient réaliser des opérations complexes.

Aujourd’hui, les élèves se concentrent sur leur prochain objectif : décrocher une place aux prochaines Olympiades mondiales de robotique, prévues à Porto Rico. Le thème de cette année, les robots à la rencontre de la culture, stimule déjà leur créativité. De son côté, Jeremiah Kithinji espère attirer davantage de partenaires et de soutiens pour étendre ces clubs de robotique à l’ensemble du pays.

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