Etats-Unis
Après des mois d’incertitude, Donald Trump a redonné mardi un second souffle à cet accord commercial préférentiel entre les États-Unis et plusieurs pays africains, qui facilite les exportations africaines vers le marché américain sans droits de douane.
L’African Growth and Opportunity Act, arrivé à expiration le 30 septembre dernier, concernait de nombreux pays du continent. Pour permettre sa reconduction, l’administration Trump a imposé de nouvelles conditions : certains États ont dû accepter une hausse des droits de douane, d’autres ont été contraints d’accueillir des personnes expulsées des États-Unis afin de rester éligibles au dispositif.
Cette prolongation reste toutefois limitée dans le temps. Elle ne court que jusqu’au 31 décembre prochain, bien loin de la prolongation de dix ans adoptée en 2015. La Maison-Blanche affirme néanmoins vouloir travailler à une modernisation de l’AGOA afin de l’aligner sur la doctrine « America First ». Introduit en 2000 sous la présidence de Bill Clinton, l’AGOA ne s’applique qu’à un nombre restreint de pays africains jugés éligibles. Washington se réserve le droit d’en exclure ceux qui ne respectent plus les critères exigés.
L’accord permet l’exportation vers les États-Unis, en franchise de droits de douane, d’environ 1 800 produits, parmi lesquels le pétrole brut, les véhicules et pièces automobiles, les vêtements, les textiles et certains produits agricoles. Il constitue l’un des piliers du commerce entre les États-Unis et l’Afrique, évalué à plus de 100 milliards de dollars en 2024 selon le Bureau américain du commerce.
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