Business africa
Dans les cuisines de Yaoundé, le bruit — et l’impact — de la cuisine évoluent. De plus en plus de ménages remplacent le bois de chauffe traditionnel par du charbon écologique, une alternative plus propre fabriquée à partir de déchets de biomasse recyclés.
Cette transition contribue à réduire la pollution de l’air intérieur, à diminuer les dépenses énergétiques des ménages et à alléger la pression sur les forêts camerounaises. Selon des experts environnementaux, le charbon écologique brûle plus longtemps, émet moins de polluants et limite le recours à l’abattage du bois — l’un des principaux facteurs de la déforestation.
S’exprimant sur Business Africa, le Dr Kanou Armando, expert en environnement, a déclaré que l’adoption croissante du charbon écologique pourrait réduire de manière significative la dégradation de l’environnement tout en améliorant les résultats en matière de santé publique.
Il a souligné que l’élargissement de son utilisation dépendra de politiques publiques favorables, d’investissements dans la production locale et d’une meilleure sensibilisation des ménages aux solutions de cuisson propre.
Les exportations de cacao à l’arrêt en Côte d’Ivoire
Dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, les exportations de cacao sont à l’arrêt. Environ 660 tonnes de cacao restent bloquées aux points d’exportation, laissant des camions immobilisés pendant des semaines et des agriculteurs sans paiement.
Les exportateurs affirment que des retards administratifs et des autorisations en attente ont perturbé les expéditions, entraînant des pertes financières croissantes. Beaucoup réclament désormais des compensations, tandis que les producteurs — déjà affectés par la hausse du coût de la vie — peinent à faire face aux retards de paiement.
La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, et une perturbation prolongée des exportations pourrait avoir des répercussions sur les chaînes d’approvisionnement mondiales si la situation perdure.
La BAD mise sur un "pivot pétrodollar"
Alors que l’aide au développement occidentale recule, l’Afrique fait face à un déficit de financement annuel estimé à 402 milliards de dollars pour répondre à ses besoins en infrastructures et en développement.
Pour combler cet écart, la Banque africaine de développement (BAD) change de stratégie. L’institution renforce ses partenariats avec les pays arabes, emmenés par l’Arabie saoudite, afin d’attirer des capitaux adossés aux revenus pétroliers — une démarche qu’elle qualifie de "pivot pétrodollar".
La BAD espère que cette stratégie permettra de mobiliser d’importants investissements privés dans les infrastructures routières, énergétiques et industrielles à travers le continent d’ici 2030, réduisant ainsi la dépendance de l’Afrique à l’aide traditionnelle.
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