Nigéria
Dans la cour de la maison familiale, Emmanuel Ibrahim est accueilli par ses proches. Le jeune homme de 29 ans vient de passer un mois en captivité.
Ce professeur de sciences sociales à l'école St. Mary's de Papiri, dans l'État du Niger, fait partie du groupe d'élèves et d'enseignants enlevés en novembre dernier.
Il a décrit les conditions éprouvantes dans lesquelles vivaient les otages. Les autorités nigérianes avaient déjà évoqué la situation de ces otages libérés, dont beaucoup souffrent de malnutrition et d’épuisement.
“Il y avait plus d'enfants et de femmes que d'hommes. Beaucoup d'entre eux sont aujourd’hui dans un état déplorable. L'un de ces enfants a perdu la vie là-bas à cause du climat et même de l'alimentation, ils ne les nourrissent pas correctement. Ce fut un moment difficile, nous nous sommes réveillés et avons découvert que l'enfant n'était plus en vie. Ce sont les terroristes qui ont emmené l'enfant et sont partis l'enterrer là-bas", explique l'ex-otage.
Il se dit aujourd’hui soulagé d’avoir pu rentrer à temps pour célébrer les fêtes de fin d’année avec sa famille. Sa longue captivité lui avait fait perdre tout espoir de libération, surtout dans cette région où les enlèvements et autres exactions des groupes armés sont courants et souvent impunis. Les malfaiteurs étant rarement retrouvés.
"Je suis tellement, car je ne m'attendais pas à avoir l'occasion de fêter Noël avec ma famille", reconnait-t-il.
Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de ces enlèvements, mais les habitants accusent les gangs armés qui ciblent les écoles. Les autorités n'ont pas précisé si une rançon, pratique courante dans ce type d'enlèvements, avait été versée. Les enlèvements dans les écoles se sont multipliés au Nigeria en cette fin d’année.
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