Bénin
Après l’échec de la tentative de coup d’Etat au Bénin le 7 décembre dernier, la représentante spéciale adjointe de l'ONU pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel a mis en garde contre les réformes de gouvernances non inclusives. Appelant à plus de transparence en matière changement institutionnel.
"L'expérience dans la région montre que les réformes de gouvernance perçues comme excluantes érodent la légitimité et alimentent le mécontentement populaire. La tentative de coup d'État du 7 décembre au Bénin, si proche des élections présidentielles et législatives prévues pour le début de l'année 2026, souligne encore davantage la nécessité d'une large consultation et d'une grande transparence sur les processus de réforme constitutionnelle et de gouvernance." , a déclaré Barrie Freeman, Représentant spécial adjoint pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel.
La tentative de coup de force au Bénin est intervenue quelques jours seulement après le coup d’Etat en Guinée-Bissau alors que le pays attendait les résultats du scrutin présidentiel. Les deux événements seraient selon le représentant du Bénin à l’ONU, la preuve des dysfonctionnements institutionnel dans la région.
"Les événements du 7 décembre ne doivent pas être analysés isolément. Ils s'inscrivent dans un contexte régional marqué par une faiblesse institutionnelle persistante, où la prévention des atteintes à l'ordre constitutionnel reste un enjeu collectif majeur. Dans un contexte où certains mécanismes régionaux sont affaiblis ou inopérants, les Nations Unies restent le cadre multilatéral central pour documenter les faits, exercer une vigilance collective et prévenir toute escalade", a affirmé Marc Hermanne Gninadoou Araba, représentant permanent de la République du Bénin auprès des Nations unies.
Jeudi, le président béninois Patrice Talon a affirmé que qu’aucune frange significative de l’armée n’a soutenu la mutinerie qui a menacé son pouvoir. Pourtant pour déjouer l'action des mutins, le Bénin a bénéficié de l'appui de la rance et du Nigeria.
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