République démocratique du Congo
À Goma, le festival Musika Na Kpaji s’impose depuis 2019 comme un espace d’expression et d’engagement, mettant en avant le leadership féminin, la cohésion sociale et la paix à travers l’art et la culture, dans une région marquée par une instabilité persistante.
Dans ce contexte difficile, la musique devient un véritable exutoire. Pour de nombreux artistes, chanter permet d’exprimer à la fois leur colère et leur aspiration profonde à la paix. Dans une région particulièrement touchée par les violences faites aux femmes, le festival se veut aussi un symbole de résilience. Offrir une tribune à celles dont les voix sont souvent marginalisées est devenu une mission centrale pour les organisateurs.
Pendant trois jours, du 27 au 30 mars, différentes disciplines artistiques photographie, storytelling, art oratoire, slam ou théâtre sont mises à l’honneur, permettant aux participants de développer leur créativité et de renforcer leur confiance.
Le festival représente un moment précieux de solidarité et d’appartenance, malgré l’insécurité ambiante. Elle souligne l’impact positif de ce type d’initiative sur la communauté.
De son côté, l’organisatrice Esther Abumba insiste sur la dimension militante de l’événement : mobiliser les populations et promouvoir des moyens non violents, en utilisant les arts comme un véritable outil au service de la paix.
En parallèle, le festival propose également des formations pratiques danse, chant ou encore pâtisserie offrant aux femmes et aux jeunes filles des opportunités concrètes d’apprentissage, d’expression et d’autonomisation.
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