Pays-bas
Le parquet néerlandais a requis mercredi une peine de 20 ans de prison requis à l’encontre d’un suspect érythréen, présenté comme le cerveau d’un réseau de traite d’êtres humains ayant torturé des réfugiés et migrants africains dans des centres de détention situés en Libye et en Érythrée.
Selon l'accusation, Amanuel Walid, aussi connu sous le nom de Tewelde Goitom, 42 ans, dirigeait un vaste réseau qui organisait une route migratoire vers l’Europe via la Libye. L’enquête, qui porte sur la période 2014-2019, estime que des milliers de personnes ont été détenues dans des conditions déshumanisante afin d’extorquer des rançons à leurs familles.
Devant le tribunal de district de Zwolle, aux Pays-Bas, où il est jugé après son extradition d’Éthiopie en 2022, Goitom a affirmé être victime d’une erreur d’identité. Il s’agit du plus important procès pour trafic d’êtres humains jamais mené aux Pays-Bas et de l’un des rares en Europe à s’attaquer aux réseaux criminels qui exploitent la route migratoire libyenne.
La défense doit présenter ses plaidoiries finales lundi. Le verdict est attendu en janvier prochain, sauf modification, a indiqué un porte-parole du parquet. Les avocats de Goitom soutiennent que les charges devraient être abandonnées faute de lien direct avec les Pays-Bas. Toutefois, en vertu du principe de compétence universelle, le droit néerlandais permet de poursuivre des ressortissants étrangers pour des crimes commis à l’étranger lorsque certaines victimes se trouvent aux Pays-Bas.
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