Brésil
À Rio de Janeiro, le sommet annuel des BRICS s’ouvre dans un contexte international particulièrement tendu, marqué par les conflits armés, les rivalités économiques exacerbées et une crise profonde du multilatéralisme.
Le Brésil, pays hôte, entend porter la voix des nations du Sud global, souvent marginalisées dans les débats géopolitiques majeurs.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a donné le ton lors de la séance d’ouverture en soulignant l’effondrement rapide du système multilatéral établi après la Seconde Guerre mondiale. « Cette réunion des BRICS se tient dans le scénario mondial le plus défavorable », a-t-il déclaré, en référence à l’anniversaire des 80 ans de l’ONU le 26 juin dernier. Pour Lula, il est urgent de repenser la gouvernance mondiale pour qu’elle reflète mieux la réalité multipolaire du XXIe siècle.
« Si la gouvernance internationale ne reflète pas cette nouvelle réalité, il revient aux BRICS d’en être les artisans », a-t-il insisté, soulignant la diversité et la représentativité du groupe comme autant d’atouts pour promouvoir la paix, prévenir et résoudre les conflits.
Lors de cette ouverture, les membres des BRICS ont fermement condamné les récentes attaques contre l’Iran, tout en dénonçant les politiques protectionnistes, notamment les droits de douane imposés par les États-Unis, qui fragilisent davantage les échanges internationaux.
Cependant, ce sommet illustre aussi les défis internes au groupe. L’absence notable de plusieurs dirigeants influents , tels que le président chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, l’iranien Masoud Pezeshkian et l’égyptien Abdel-Fattah el-Sissi , témoigne des tensions et des difficultés à maintenir une unité forte entre ces puissances aux intérêts parfois divergents.
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