Etats-Unis
Des défenseurs des droits des immigrés ont organisé une conférence de presse lundi en Californie pour dénoncer la nouvelle interdiction d’entrée sur le territoire américain, signée par le président Donald Trump.
Cette mesure, largement perçue comme discriminatoire, cible principalement des ressortissants de pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Elle survient dans un contexte de tensions croissantes sur les questions migratoires aux États-Unis. Mohammed Cheikh, directeur de l’organisation Arab Resource and Organizing Center, a déclaré : "nous résisterons et nous protégerons nos communautés face à cette escalade brutale."
Bilal Mahmood, superviseur du district 5 et membre du Conseil des superviseurs de San Francisco, a vivement critiqué la mesure. Il a annoncé le dépôt imminent d’un projet de loi visant à renforcer les droits de manifester et à élargir les services de défense juridique pour les immigrés.
"Ce ne sont pas des paroles en l'air, nous passons à l'action. Demain, au Conseil des superviseurs, mon bureau présentera un projet de loi visant à soutenir pleinement notre droit de manifester. Personne à San Francisco ne devrait avoir à craindre d'exercer ses droits garantis par le premier amendement. Plus tard dans la semaine, je travaillerai en étroite collaboration avec le bureau du défenseur public pour renforcer l’unité de défense des immigrés. Et ce n’est que le début " dit-il.
De son côté, l’organisation California Collaborative for Immigrant Justice a mis en garde contre une atteinte généralisée à la procédure régulière, exhortant les communautés concernées à "se lever et à riposter".
La nouvelle loi signée par Donald Trump la semaine dernière, interdit l’entrée sur le sol américain aux ressortissants des pays suivants : Afghanistan, Birmanie (Myanmar), Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Libye, Somalie, Soudan et Yémen. Des restrictions supplémentaires s’appliquent également aux ressortissants du Burundi, de Cuba, du Laos, de la Sierra Leone, du Togo, du Turkménistan et du Venezuela, à condition qu’ils se trouvent hors des États-Unis et ne disposent pas de visa valide.
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