Maroc
Marrakech au Maroc, abrite à partir de ce lundi, les réunions annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Une première sur le continent depuis 50 ans.
L’Afrique qui fait face aux conséquences du réchauffement climatique et du poids de la dette sera sans nul doute au cœur des échanges. Les premières mesures annoncées devraient surtout être symboliques, avec la création d'un troisième siège accordé aux pays africains aux conseils d'administrations de chacune des deux institutions.
Mais le principal sujet de ces réunions sera l’argent. Il en faut face aux urgences de l’heure. Problème : les principaux pays ne sont pas favorables à une augmentation du capital qui les obligerait à sortir le chéquier.
Mais la Banque mondiale devait confirmer 50 milliards de dollars supplémentaires sur les dix prochaines années, grâce à diverses opérations comptables. Son président, Ajay Banga entend porter le total à 100 ou 125 milliards de dollars. Grâce à des contributions des économies avancées sans pour autant modifier la structure capitalistique de l'institution.
En la matière, l'avancée pourrait venir d'une modification des quotas des pays, qui leur ouvrent l'accès aux financements, et qui sont au prorata de la participation au capital des institutions.
Des écueils subsistent concernant le financement de la transition énergique. Des ONG dénoncent le manque de volonté des institutions de Breton Woods et prévoient de manifester à Marrakech.
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