Niger
À Niamey, le général Abdourahamane Tchiani, qui est à l’origine du coup d’Etat, a tenu une première réunion avec les responsables des différents ministères. Une tentative de retour à la normale. Mais les derniers événements dans le pays ne sont pas du goût des partenaires du Niger.
Dimanche, "un sommet spécial" de la CEDEAO se tiendra à Abuja pour évaluer la situation, avec peut-être des sanctions à la clé.
Le Niger est l’un des derniers alliés de la France au Sahel, et le putsch a été vivement condamné par de nombreux pays occidentaux, comme les Etats-Unis, qui ont apporté leur soutien au président Mohamed Bazoum. Washington a souligné que le coup d'Etat mettait en péril "des centaines de millions de dollars d'aide" accordés au Niger par les Etats-Unis.
De son côté, l'ONU poursuit ses opérations humanitaires dans le pays, malgré la suspension de l'acheminement de l’aide par avion. L’organisation tient à rappeler que le pays a plus que jamais besoin de soutien financier. C'est ce qu'a déclaré Nicole Kouassi, la coordinatrice du Programme des Nations unies pour le développement au Niger.
"En 2023, avant cette crise politique, le Niger comptait 4,3 millions de personnes qui avaient besoin d'aide humanitaire, dont 3,3 millions en situation d'insécurité alimentaire aiguë, la majorité d'entre elles étant des femmes et des enfants. Nous souhaitons donc renforcer l'appel humanitaire à tous nos partenaires pour qu'ils soutiennent davantage la réponse humanitaire au Niger, qui n'est financée qu'à 32 % à ce jour."
Les vols humanitaires devraient reprendre avec la réouverture des frontières.
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