Soudan
Une centaine de civils ont été tués au Soudan où tirs et explosions secouent la capitale sans discontinuer depuis 3 jours . A l'origine de ces combats, la rivalité entre deux généraux : Abdel Fattah Al Burane à la tête du pays et Mohamed Hamdane Daglo à la tête de la milice FSR. Les deux hommes avaient évincé ensemble les civils du pouvoir lors du putsch d'octobre 2021 avant de retourner leurs armes l'un contre l'autre samedi matin.
Lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi, l’ancien premier ministre Abdallah Hamdok a déploré une “situation catastrophique” qui risque de s’aggraver : "La paix reste le seul choix envisageable pour le peuple soudanais afin d'éviter que le pays ne soit plongé dans une guerre civile. C'est pourquoi j'appelle à un cessez-le-feu immédiat et à la conclusion d'un accord qui conduise à une cessation permanente (des hostilités)." a-t-il déclaré.
Pris sous ces feux croisés, les civils paient le prix fort : au moins 97 d'entre eux ont été tués, selon le syndicat officiel des médecins de Khartoum.
Alors que plus du tiers de la population soudanaise avaient besoin d'aide humanitaire avant la récente flambée de violence, le Programme alimentaire mondial (PAM) a suspendu dimanche son aide, suite à la mort de trois de ses employés, tués dans des combats au Darfour (ouest), faisant redouter le pire dans un pays déjà menacé par des pénuries de vivres, d’eau et d’électricité.
01:13
Somalie : la prolongation du mandat présidentiel jugée illégale
01:11
Ouganda : l'ex-général Peter Elwelu arrêté pour activités subversives présumées
02:39
Mo Ibrahim s'inquiète de la montée en puissance des "hommes forts" en Afrique
01:13
La France et le Tchad renouent leurs liens militaires
01:18
Le parlement algérien approuve l'envoi de troupes au Niger
01:58
Burundi : hommage au président Melchior Ndadaye, 33 ans après son assassinat