Ouganda
Le ministère ougandais de la Défense a annoncé mardi que le fils du président Yoweri Museveni, Muhoozi Kainerugaba, était remplacé par un autre militaire à la tête des forces terrestres du pays, quelques heures après qu'un tweet du fils a provoqué un tollé au Kenya.
Le président ougandais Yoweri Museveni a limogé son fils en tant que commandant des forces d'infanterie du pays, mardi, après que ce dernier a menacé sur Twitter de s'emparer de la capitale du Kenya voisin, suscitant une vive inquiétude en Afrique de l'Est.
Le tollé occasionné, a poussé le ministère ougandais des Affaires étrangères à publier une déclaration disant son "engagement envers le bon voisinage (et) la coexistence pacifique" avec le Kenya.
Surnommé "le général qui tweete" de l'Ouganda, le lieutenant-général Muhoozi Kainerugaba, a suscité ces derniers mois la colère de certains Ougandais qui considèrent ses fréquents messages sur Twitter comme provocateurs et parfois même dangereux.
"Il ne nous faudrait pas, à nous, mon armée et moi, deux semaines pour capturer Nairobi", a-t-il déclaré lundi soir.
Une décision politique ?
Le ministère a aussi annoncé que le président Museveni avait promu son fils de 48 ans au rang de général, une mesure perçue par des analystes comme cosmétique, et destinée à faire passer l'autre décision.
Muhoozi Kainerugaba, le pilier de l'appareil de sécurité personnelle de son père, a été le chef de facto de l'armée ougandaise, avec ses alliés stratégiquement déployés dans des postes de commandement à travers les services de sécurité, selon les observateurs. Bien qu'il ait été limogé de son poste de chef des forces d'infanterie ougandaises, Kainerugaba a tout de même été promu général cinq étoiles et restera conseiller militaire de son père.
De nombreux Ougandais pensent que Kainerugaba est préparé à remplacer Museveni à la présidence, des allégations que le président a longtemps démenties.
Les associés du lieutenant-général Kainerugaba le décrivent comme un officier militaire dévoué qui évite souvent les démonstrations ostentatoires de pouvoir et de richesse. Il a fréquenté des écoles militaires aux États-Unis et en Grande-Bretagne avant de prendre la tête d'une unité de la garde présidentielle qui s'est depuis transformée en un groupe d'élite des forces spéciales.
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