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Au moins 11 soldats tués lors d'une attaque dans l'est du Burkina Faso

Au moins 11 soldats tués lors d'une attaque dans l'est du Burkina Faso
Des soldats burkinabés patrouillent à bord d'un pick-up sur la route de Dori au camp de réfugiés de Goudebo, le 3 février 2020   -  
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OLYMPIA DE MAISMONT/AFP or licensors -

Burkina Faso

Au moins 11 soldats ont été tués jeudi dans l'est du Burkina Faso lors d'une attaque de djihadistes présumés contre un détachement militaire.

Un précédent bilan donné jeudi de sources sécuritaires et locales, faisait état d'un bilan provisoire de sept soldats tués. "Une attaque complexe - tirs d'obus suivis de tirs directs sur la base - a visé le détachement militaire de Madjoari" de la province de la Kompienga, dans la région de l'Est, indique le communiqué, publié jeudi soir.

"Onze soldats ont perdu la vie au cours de cette attaque" et "au moins 20 militaires blessés par les éclats des obus ou par des projectiles, ont été pris en charge par les services de santé", ajoute-t-il. Des avions de l'armée sont intervenus et ont permis "de neutraliser au moins 15 terroristes qui tentaient de s'échapper après l'attaque", selon l'armée.

Individus armés

Dans la même matinée de jeudi, des individus armés ont par ailleurs attaqué un autocar à Seytenga, dans la province du Séno (nord), selon des habitants de la région qui ont précisé qu'un civil avait été tué et une dizaine de passagers blessés.

Samedi, une quarantaine de supplétifs de l'armée et de civils avaient été tués lors de trois attaques menées par des jihadistes présumés dans les mêmes régions.

Le Burkina Faso, en particulier le nord et l'est, est la cible d'attaques djihadistes depuis 2015 perpétrées par des mouvements affiliés à Al-Qaïda et à l'État islamique qui ont fait plus de 2 000 morts et 1,8 million de déplacés.

Comités de dialogue

Le nouveau chef de l'État, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé fin janvier le président élu Roch Marc Christian Kaboré accusé d'être inefficace face à la violence djihadiste, a fait de la question sécuritaire sa "priorité".

Après une relative accalmie lors de sa prise de pouvoir, Paul-Henri Sandaogo Damiba fait depuis face à une recrudescence d'attaques de djihadistes présumés qui ont fait près de 200 morts, civils et militaires.

Début avril, il avait annoncé la création de comités locaux de dialogue avec des groupes djihadistes pour tenter d'enrayer les violences.

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