Soudan
Déçus, indignés et révoltés, les Soudanais réagissent au retour contesté du Premier ministre Abdalla Hamdok après la signature d’un accord avec le général Burhan auteur du coup d’état militaire du 25 octobre.
Assigné à résidence depuis le putsch, le Premier ministre, figure de la transition du Soudan vers un gouvernement civil pendant plus de deux ans, a officiellement réintégré le gouvernement après avoir signé cette alliance dimanche lors d’une cérémonie télévisée.
"Actuellement, Hamdok (le premier ministre Abdalla Hamdok) n'est plus accepté dans les rues. Si vous entendez les chants maintenant, ils se sont tous transformés en appels contre lui. En faisant ce qu'il a fait (signer un accord avec le général Abdel Fattah al-Burhan), il a trahi la rue. Il a trahi tous les accords que nous avions conclus avec lui pour un gouvernement civil et une transition vers un régime civil." s'est indigné Ahmed Badraldin, un manifestant soudanais.
"Tout comme les manifestants ont brûlé des millions de pneus dans les rues, ils continueront à le faire, quels que soient ceux qui s'y opposent. Avec cette mesure, qui est difficile à décrire, Hamdok a vraiment laissé tomber les jeunes et le peuple soudanais." a ajouté Mohamed Abdelnabi Mohamed Ali, un second manifestant soudanais.
Économiste formé au Royaume Uni , Abdalla Hamdok a ensuite travaille pour les Nations Unies et des organisations africaines.
Lors du mouvement de protestation qui a mené à la chute d’Omar El Béchir en 2019, sa nomination en tant que chef du gouvernement a été appuyée par la population et la communauté internationale.
01:00
Guinée : Doumbouya élu président avec 86,72 % des suffrages exprimés
01:49
Somalie : manifestations contre la reconnaissance israélienne du Somaliland
Aller à la video
CAN 2025 : quand les Faucons de Jediane portent l’espoir des Soudanais
01:03
Les espoirs des Guinéens après l'élection présidentielle
01:12
Guinée : première élection présidentielle depuis le coup d'État de 2021
00:52
Turquie : coopération bilatérale et inquiétudes face à la crise au Soudan