Guinée
La musique africaine a perdu un de ses monuments ce lundi. Mamady Keita, le célèbre percussionniste et Djembéfôla guinéen, est décédé à Bruxelles à l'âge de 70 ans.
Initié au djembé dès l’âge de 7 ans, il entre au ballet national de Guinée Djoliba en 1964, seulement âgé de 14 ans. Il deviendra le premier soliste et le responsable des percussions avant d'entreprendre de nombreuses tournées en Afrique et aux quatre coins du monde.
Passé ensuite au ballet Kotéba de Souleymane Koly à Abidjan, celui que l'on surnomme désormais 'Kargus' choisit alors de se rendre en Europe et s'installe à Bruxelles en Belgique. Il enseigne la percussion, plus particulièrement les rythmes mandingues, au sein de l’école Répercussions.
Plus qu’un musicien, c’est aussi un pédagogue et un passeur, qui a créé 15 écoles de djembé dans le monde entier, jusqu’au Japon.
A la fin des années 80, Mamady Keita forme son groupe de musiques traditionnelles mandingues Sewa Kan, avec lequel il donne plusieurs concerts en Europe (France, Pays-Bas, Italie et Allemagne) et sort son premier album Wassolon en 1989.
En 2007, il enregistre son onzième album, Mandeng Djara, à Conakry et tourne les images du DVD Les Rythmes du Mandeng volume 4 sont tournées à Balandugu, son village natal dans la province de Siguiri.
La disparition de Mamady Keita a soulevé une vague d'émotion dans toute l'Afrique. Salif Keita, le griot blanc, a partagé sa peine sur Twitter pleurant et la disparition du plus grand maître du djembé au monde.
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