Tanzanie
L'ex-député tanzanien Tundu Lissu, qui avait réchappé d'une tentative de meurtre en 2017, a été choisi mardi par le principal parti d'opposition, le Chadema, pour être son candidat à l'élection présidentielle du 28 octobre face au président sortant John Magufuli.
M. Lissu, 52 ans, est rentré en Tanzanie le 27 juillet avec l'ambition de se "battre pour la présidence", après de multiples opérations chirurgicales et une longue convalescence en Europe.
Cet ancien bâtonnier de l'Ordre des avocats a été blessé de plusieurs balles en septembre 2017 à son domicile de Dodoma, la capitale administrative, après avoir participé à une session parlementaire.
La candidature de M. Lissu a été approuvée à l'unanimité mardi par les membres du Chadema réunis en congrès, après qu'il eut remporté les primaires du parti.
"Tous les membres de cette assemblée ayant voté pour Tundu Lissu, je le déclare candidat présidentiel du Chadema pour les élections de 2020", a annoncé le chef du parti Freeman Mbowe.
La Tanzanie doit organiser des élections générales le 28 octobre. Les Etats-Unis ont accusé le pouvoir en place de chercher à "étouffer les normes démocratiques" par une série d'arrestations dans les rangs de l'opposition.
Le président John Magufuli cherchera à obtenir un deuxième mandat, après avoir été retenu comme candidat par son parti, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), début juillet.
Elu en octobre 2015, M. Magufuli a été accusé d'avoir favorisé au cours de son premier mandat la restriction des libertés publiques, d'avoir fait preuve d'autoritarisme et minimisé la dangerosité du nouveau coronavirus dans ce pays d'Afrique de l'Est.
La Tanzanie n'a plus publié de chiffres officiels concernant le Covid-19 depuis le 29 avril et, contrairement à ses voisins, n'a pris aucune mesure particulière pour combattre le virus.
Depuis sa prise de fonctions, le président s'est attaqué à la corruption mais au prix d'une gouvernance autoritaire qui lui a valu d'être accusé de violer les droits de l'Homme.
Les partis d'opposition ont appelé à la formation d'une commission électorale indépendante tout en indiquant qu'ils n'appelleraient pas à boycotter le scrutin, contrairement à ce qu'ils avaient fait en 2019 lors des élections locales.
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