République démocratique du Congo
Le colonel Jean De Dieu Mambweni pris de nouveau dans les griffes de la justice militaire congolaise. Si aucune inculpation ne lui a été signifiée, il est régulièrement cité comme l’un des principaux suspects dans le meurtre des deux experts de l’ONU dans le Kasaï Central, en 2017.
Lors d’une audience devant le tribunal militaire le 26 novembre, le chef milicien et un des principaux accusés de l’affaire, Vincent Manga, avait ouvertement identifié le colonel Jean De Dieu Mambweni comme celui qui a livré les armes aux assassins des experts Michael Sharp et Zaida Catalan. Ce jour-là, le colonel est immédiatement arrêté et ses téléphones saisis. Mais il sera relaxé le même jour.
Quelques jours seulement plus tard, paraissent les “Congo Files”, des milliers de pages de documents confidentiels de l’ONU analysés par cinq médias internationaux. Une fois de plus, le colonel Mambweni est cité comme complice dans l’assassinat des experts. Les documents révèlent en outre que le secrétariat général de l’ONU le suspecte, mais ne l’a jamais révélé au Conseil de sécurité.
Ciblé par un mandat d’amener de la justice militaire, Jean De Dieu Mambweni a de nouveau été mis aux arrêts. Sans inculpation certes, mais de nombreuses preuves sont évoquées contre lui. Il y a notamment cet enregistrement audio transmis par l’ONU à la justice militaire sur lequel on lui prête la voix d’un homme qui discute avec les deux experts, lors d’un déjeuner, deux jours avant leur mort. Sauf que, jusque-là, l’officier de l’armée congolaise a nié avoir rencontré les experts onusiens avant leur mort. Il devra alors s’en expliquer devant la cour.
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