Mali
Le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, en campagne pour l‘élection présidentielle de dimanche à Mopti, a promis jeudi “la paix” dans cette région du pays où les violences intercommunautaires se multiplient depuis trois ans.
Dans sa profession de foi, celui qui avait été largement battu au second tour en 2013 par le président sortant et candidat “IBK”, dénonçait déjà je cite un “centre du pays qui s’embrase”, avec des “violences intercommunautaires qui se déroulent dans un silence coupable”.
“Oui, notre pays se meurt. Vous avez un pays où on est dans le centre du Mali et ici il n’y a pas d’administration, il y a plus de 500 écoles fermées, il n’y a pas de centre de santé, il n’y a plus d’investissement d’eau. Et pour faire le tour, vous avez vu ceux qui m’ont suivi, on est escorté par l’armée. Faire campagne avec des chars… une escorte militaire, c’est pas de la démocratie, c’est gênant,” a déploré Soumaïla Cissé, candidat de l’URD à la présidentielle.
Soumaïla Cissé qui se présente pour la troisième fois à la présidentielle a également réclamé la “vigilance” face à de possibles “manipulations” du fichier électoral par le pouvoir, qui pourraient déboucher selon lui sur des fraudes.
“Vous savez, sur les 24 candidats, il y en a 22 qui ont signé un manifeste pour protester. Ca veut dire donc que l’ampleur de la crise est énorme et que l’ensemble des candidats, en tout cas la grande majorité, sont convaincus que nos arguments sont les bons arguments et que ce que nous avons découvert est une réalité, ce n’est pas un mensonge,” a t-il expliqué.
L‘élection présidentielle malienne se déroulera notamment en présence d’une centaine d’observateurs de l’Union européenne.
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