Mali
La force française Barkhane a annoncé jeudi avoir “capturé” des membres présumés de groupes armés jihadistes à Ménaka, dans le nord-est du Mali, alors que sources locales évoquent “l’arrestation de deux innocents” lors de cette opération.
“Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2018, la force Barkhane a mené une opération dans la ville de Ménaka pour s’emparer des membres de groupes armés terroristes sévissant dans cette région frontalière du Niger”, a indiqué l‘état-major de Barkhane dans un communiqué adressé à l’AFP.
“Dans le strict respect du droit international, les commandos ont procédé à des fouilles permettant de saisir de l’armement, du matériel et des documents. Des personnes ont également été capturées afin de lever le doute sur leur contribution aux actions des groupes armés terroristes de cette région”, selon le texte, qui ne précise pas le nombre et l’identité des personnes arrêtées. “Cette opération discrète s’est déroulée sans heurts”.
“Deux innocents ont été arrêtés par les forces françaises”, ont toutefois affirmé des sources locales contactées par l’AFP par téléphone.
“Mon cousin, s’appelle Mohamed Ag Sididi. Il fait partie des gens arrêtés. Mais il n’est pas terroriste. C’est faux, il n’est pas un terroriste”, a affirmé Moustapha Ag Mohamed, parent d’une des personnes arrêtées.
Un proche du maire de Ménaka a de son côté affirmé que les “Français, au cours de l’opération, n’ont pas arrêté les vrais terroristes”.
“Il faut faire attention. Des gens de Ménaka qui ne représentent rien vont mentir aux militaires français, qui ne vérifient pas bien les choses avant d’arrêter les gens”, a ajouté cette source, en réclamant la “libération sans condition des personnes arrêtés”.
Dans son communiqué, la force française affirme que “cette opération reposait sur le travail permanent mené par Barkhane, en liaison avec les autorités maliennes et nigériennes, de recherche et de caractérisation de la menace terroriste dans cette région”.
Mercredi, la police malienne avait dispersé une manifestation d’une centaine de personnes contre la présence militaire française à Bamako, à la veille du cinquième anniversaire du lancement de l’intervention de Paris dans le pays.
AFP
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