Mali
Il y a moins de deux semaines, une information concernant la lapidation d’un couple non-marié dans le nord du Mali s‘était répandue dans les médias et les agences de presse officielle.
Il s’agit d’une femme – dont le mari était emprisonné en Algérie – qui vivait avec un homme en concubinage depuis quatre ans et qui aurait été lapidée le 14 mai par des islamistes entre les villes d’Aguelhok et Tessalit. Très vite, la nouvelle s’est répandue.
Mais, en réalité, il s’avère que cette lapidation imputée aux militants djihadistes qui vivent dans la zone n’a jamais eu lieu comme le rapporte RFI. La radio internationale sur la base du témoignage du maire adjoint d’Aguelhok explique comment a été démentie la rumeur.
Selon l’adjoint au maire, c’est grâce au retour du beau-frère de la femme que la vérité a pu être établie. Le beau-frère qui vivait à la frontière avec l’Algérie s’est rendu dans le campement dans lequel vit sa belle-sœur, en pleine brousse, pour vérifier l’information selon laquelle elle a été lapidée. À son arrivée, cette dernière se portait bien.
Pour une autre source locale, si l’affaire a pris une telle ampleur, c’est bien parce que les islamistes avaient menacé le couple. Une information appuyée par la Voix de l’Amérique. Selon le média, dans un communiqué, ces islamistes ont non seulement démenti toute implication dans une supposée lapidation, mais ont également assuré la semaine dernière qu’elle n’avait jamais eu lieu.
Ils auraient simplement arrêté et présenté publiquement le couple qui a eu un enfant hors mariage. Des habitants ont par ailleurs affirmé avoir vu le couple en bonne santé, ajoute la Voix de l’Amérique.
Pourtant, selon l’AFP, des sources locales avaient confirmé la lapidation du couple. D’après un élu, “le couple non marié a été arrêté” par “les islamistes”. Ces derniers “ont déclaré qu’ils ont violé la loi musulmane et qu’il fallait les lapider. C’est ce qu’ils ont fait”, a détaillé un élu local.
“Les islamistes ont creusé mardi deux trous dans lesquels ils ont mis l’homme et la femme qui vivaient maritalement sans être mariés. Ils ont été lapidés à mort”, affirmait à l’AFP un autre élu joint au téléphone depuis Bamako. “Quatre personnes ont jeté des cailloux aux deux, jusqu‘à leur morte”, avait-il ajouté.
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