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Des Nigérians exigent la libération des étudiants accusés de meurtre

Un homme passe en moto-taxi devant des véhicules de police à l'entrée du Shehu Shagari College of Education à Sokoto, Nigeria, le 13 mai 2022   -  
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Olu Akinrele/Copyright 2009 The Associated Press -

Nigéria

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Sokoto dans le nord-ouest du Nigeria samedi pour protester contre l’arrestation de deux étudiants accusés d’avoir participé au meurtre par lapidation de l’étudiante chrétienne Deborah Samuel, qui aurait tenu des propos jugés offensants à l’égard du prophète Mahomet.

‘’ La foule exigeait également que la police mette fin à la traque des personnes identifiées comme ayant pris part au meurtre", a déclaré Ibrahim Arkilla, un habitant de Sokoto.

Les manifestants ont notamment pris la direction du palais du sultan de Sokoto. Cette figure islamique de premier rang au Nigeria, avait condamné le meurtre de l’étudiante et demandé que les coupables soient traduits en justice. Suffisant pour s’attirer la colère des musulmans de sa ville. 

La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule qui tentait de piller les commerces tenus par des chrétiens au centre-ville.

La tension reste donc vive à Sokoto depuis le drame de jeudi. Un couvre-feu a été décrété par le gouverneur de la localité.

Le président du Nigeria a "fermement condamné" le meurtre de l’étudiante chrétienne. " personne n'a le droit de se faire justice soi-même", a déclaré Muhammadu Buhari.

Mais dans l'islam, le blasphème, en particulier contre son prophète, est passible de la peine de mort selon la charia, instaurée en 2000 dans 12 Etats du Nord du Nigeria.

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