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Pétrole : un recul inattendu malgré les tensions au Moyen-Orient

Image d’illustration : prix de l’essence affichés dans une station-service en Californie, le 10 septembre 2026.   -  
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AP Photo

Pétrole

Les prix du pétrole ont nettement baissé ce lundi 21 septembre, après plusieurs séances à des niveaux particulièrement élevés.

À Londres, le baril de Brent s’échangeait autour de 102 dollars. À New York, le West Texas Intermediate, le WTI, évoluait autour de 98,50 dollars.

Un repli qui s’explique notamment par les espoirs d’une désescalade entre Washington et Téhéran.

Les investisseurs ont désormais les yeux tournés vers New York, où se tient cette semaine l’Assemblée générale des Nations unies. Une rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian est notamment évoquée en marge des discussions.

Le débat général des chefs d’État doit débuter mardi 22 septembre. Pendant plusieurs jours, les dirigeants multiplieront les rencontres bilatérales, alors que les tensions au Moyen-Orient restent au cœur des préoccupations.

Autre rendez-vous très attendu par les marchés : la visite d’État du président chinois Xi Jinping aux États-Unis, prévue du 23 au 25 septembre. Donald Trump et Xi Jinping doivent notamment se rencontrer à la Maison Blanche jeudi 24 septembre. Au programme : les relations commerciales entre les deux puissances, l’intelligence artificielle, mais aussi les tensions géopolitiques.

Sur les marchés pétroliers, ces perspectives diplomatiques contribuent à réduire, au moins temporairement, la prime de risque.

Un espoir qui reste incertain

Mais cette accalmie reste fragile. Aucune négociation concrète entre Washington et Téhéran n’a, à ce stade, été annoncée. Et malgré les espoirs placés dans les rendez-vous diplomatiques de cette semaine, les deux camps ont encore échangé de nouvelles menaces ce week-end.

Du côté de l’offre pétrolière, une autre évolution contribue à rassurer les marchés. L’Arabie saoudite a réussi à réorienter une partie de ses flux et à faire transiter davantage de pétrole par le détroit d’Ormuz. Ses exportations quotidiennes via cette voie auraient atteint 2,9 millions de barils la semaine dernière, contre environ 700 000 en août.

Mais sur le terrain, les tensions restent vives.

Les Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont affirmé samedi avoir frappé des sites présentés comme "sensibles" à Riyad, la capitale saoudienne, avec des missiles et des drones. Une installation d’Aramco à Yanbu, sur la mer Rouge, aurait également été visée.

Et lundi, un porte-parole des Gardiens de la révolution iraniens, Hossein Mohebbi, a prévenu que l’Iran pourrait utiliser de nouvelles armes et frapper des sites encore jamais ciblés en cas de nouvelle offensive américaine, selon l’agence de presse Fars.

Les marchés pétroliers tentent donc de reprendre leur souffle. Mais entre espoirs diplomatiques et nouvelles menaces, l’équilibre reste particulièrement fragile.