Tunisie
L’ancienne présidente de la Commission Vérité et Dignité (IVD), Sihem Bensedrine, a annoncé vendredi avoir été condamnée à 25 ans de prison par la justice tunisienne.
Figure de premier plan de la défense des droits humains dans le pays, elle est notamment accusée d’avoir falsifié une partie du rapport final de l’instance chargée de la justice transitionnelle.
Dans une déclaration à l’AFP, Mme Bensedrine a fermement rejeté les accusations portées contre elle. « Bien sûr, cette décision n’a rien à voir avec la justice. Elle relève d’un régime totalitaire qui veut effacer l’héritage de l’IVD », a-t-elle affirmé.
Créée à la suite de la révolution de 2011 ayant conduit à la chute de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, la Commission Vérité et Dignité avait pour mission d’enquêter sur les violations des droits humains commises sous les régimes de Ben Ali et de son prédécesseur, Habib Bourguiba. L’instance a recueilli les témoignages de milliers de victimes et constitué l’un des piliers du processus de justice transitionnelle engagé après le Printemps arabe.
Longtemps présentée comme l’un des rares succès démocratiques issus des soulèvements de 2011 dans le monde arabe, la Tunisie fait aujourd’hui face à des critiques croissantes d’organisations de défense des droits humains, qui dénoncent une concentration du pouvoir et un recul des acquis démocratiques sous la présidence de Kais Saied.
02:18
En Afrique du Sud, des prisons s'ouvrent à l'art pour briser le cycle de la récidive
01:12
Soudan : 546 cas de violences sexuelles comme "arme de guerre"
01:14
Centrafrique : le procès de l'ex-président Bozizé contesté par la défense
01:45
Mauritanie : à Nouadhibou, une école offre une alternative aux routes migratoires
00:58
Mondial 2026 : la Tunisie est la première équipe africaine éliminée
01:22
Mondial 2026 : avant-match convivial entre Japonais et Tunisiens à Monterrey