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Afrique de l’Ouest : inquiétudes sur les droits humains face aux lois anti-LGBT+

Des militants LGBT kenyans et leurs sympathisants à Nairobi, au Kenya, le 24 mai 2019.   -  
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Droits des homosexuels

Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont adopté ou renforcé ces derniers mois des législations criminalisant les relations homosexuelles et leur « promotion », inscrivant la région dans une tendance de durcissement juridique généralisé à l’égard des personnes LGBT+.

Depuis 2023, une série de textes répressifs a été adoptée en Afrique subsaharienne. L’Ouganda avait ouvert la voie avec une loi parmi les plus strictes au monde, prévoyant dans certains cas la peine de mort pour « homosexualité aggravée », bien que non appliquée.

En Afrique de l’Ouest, le mouvement s’est accéléré en 2025 et 2026. Le Burkina Faso a introduit des peines allant jusqu’à cinq ans de prison pour les pratiques homosexuelles. Le Niger a, de son côté, intégré la criminalisation de l’homosexualité dans son code pénal, avec des sanctions pouvant atteindre vingt ans dans certains cas.

Au Sénégal, les peines ont été doublées, passant jusqu’à dix ans d’emprisonnement, entraînant des arrestations et condamnations depuis le début de l’année. Au Ghana, un projet de loi adopté par le Parlement prévoit jusqu’à cinq ans de prison pour les relations homosexuelles et des peines supplémentaires pour leur « promotion », en attente de ratification.

Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de durcissement politique et social, où plus de la moitié des 54 États africains criminalisent déjà l’homosexualité. Elles sont souvent justifiées par des arguments de souveraineté culturelle, de conservatisme religieux ou de rejet d’influences occidentales.

Une conférence parlementaire tenue à Accra en juin 2026 a par ailleurs encouragé plusieurs élus africains à proposer de nouvelles législations restrictives, renforçant une dynamique régionale coordonnée.

Les organisations de défense des droits humains alertent sur une recrudescence des arrestations et sur les risques sanitaires liés à la marginalisation accrue des personnes LGBT+, notamment en matière d’accès aux soins.