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Sécurité en Afrique de l'ouest et au Sahel : l'ONU tire la sonnette d'alarme

La situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel était au cœur des échanges lors de la rencontre du conseil de sécurité de l'ONU ce mardi 14 juillet.   -  
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L'actualité internationale

La situation sécuritaire en Afrique de l'Ouest et au Sahel était au cœur des échanges lors de la rencontre du conseil de sécurité de l'ONU ce mardi 14 juillet.

Le chef du Bureau des Nations Unies pour cette région a présenté le dernier rapport sur la situation actuelle.

"En ce qui concerne la situation sécuritaire, la menace posée par les groupes terroristes et autres groupes armés non étatiques reste grave, en particulier dans le centre du Sahel et le nord du Nigeria, et s'étend rapidement aux États côtiers du golfe de Guinée. Ces groupes adaptent leurs tactiques et recourent de plus en plus à des technologies de pointe, telles que les drones, les moyens de communication et les cryptomonnaies."

Leonardo Santos Simão a aussi abordé la question du regain d’élan en faveur du dialogue et de la coopération ; ainsi que les avancées démocratiques observées dans la région. Il a mis en avant le rôle croissant de l’Union africaine pour favoriser le dialogue, rapprocher les parties et garantir la cohérence stratégique.

Au cours de cette réunion, plusieurs représentants de pays de la région se sont exprimés.

L’ambassadeur du Libéria, Lewis G. Brown, II, s’est exprimé au nom de la République démocratique du Congo, de la Somalie et de son propre pays.

Il a réaffirmé : "L’A3 l’a déjà dit et le répète : il n’y a pas de solution militaire à ces crises", soulignant que "pour instaurer une paix durable, il faut s’attaquer aux causes profondes : la pauvreté, l’exclusion, la gouvernance, l’endettement et la vulnérabilité climatique".

"Car une victoire sur le champ de bataille qui laisse le désespoir intact n’est pas une victoire du tout", a conclu l’ambassadeur.

Pour sa part, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire, Tiémoko Moriko, a réaffirmé que "la lutte contre le terrorisme nécessite une réponse collective fondée sur le partage du renseignement, la coopération transfrontalière, la mise en commun de nos capacités et le financement durable du mécanisme de sécurité africain".

L’ambassadeur du Burkina Faso, Saïdou Zongo, a déclaré que son pays et les pays de l’Alliance des États du Sahel "ont foi en l’avenir".

L’ambassadeur Zongo a ajouté : "La Confédération et l’Alliance sont ouvertes à tout dialogue, et nous saluons tous les efforts en cours, en particulier les initiatives entreprises par le Togo, l’Union africaine et le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel."

À l’issue de la réunion du Conseil, le chef de l’UNOWAS, Leonardo Santos Simão, a déclaré aux journalistes : "La région a fait preuve d’une résilience remarquable. Mais elle ne peut réussir sans un soutien international soutenu."

Il a réaffirmé : "Nous devons donc investir dans l’aide humanitaire, le développement et la coopération régionale si nous voulons nous attaquer aux causes profondes de l’instabilité et instaurer une paix durable dans la région."