Kenya
Des manifestations ont éclaté lundi à Nairobi, en parallèle d’une grève nationale des transports publics pour protester contre la hausse des prix du carburant au Kenya.
Les usagers des transports en commun se sont retrouvés bloqués dans diverses banlieues de la capitale et le centre-ville est resté désert, les automobilistes ayant choisi de rester chez eux.
Sur les grands axes routiers de Nairobi, des manifestants ont exprimé leur colère en brûlant des pneus.
"Ce gouvernement ne cesse de nous frustrer," s'est exclamé Brighton Kombo, un manifestant. "Le coût de la vie est désormais insupportable, et nous ne pouvons pas continuer ainsi."
Les prix du carburant au Kenya ont atteint un niveau record vendredi, le prix du diesel ayant augmenté de 23,5 % et celui de l’essence de 8 %.
Le président William Ruto, qui se trouve actuellement à l’étranger, ne s’est pas encore exprimé sur ces nouveaux prix.
Lors de la dernière révision des prix en avril, il avait attribué cette hausse à la guerre en Iran, mais avait alors réduit les taxes pour éviter une forte augmentation des prix.
Selon la Chambre nationale de commerce et d'industrie du Kenya, la hausse des prix du carburant pourrait affecter tous les produits et services du pays.
Dans un communiqué vendredi, l’institution a souligné le rôle du diesel dans les secteurs des transports et de l’agriculture, mais aussi de la logistique, de la construction et du commerce.
"Cette grève est tout à fait injustifiée, même si les prix des produits pétroliers ont augmenté," a déclaré John Mbadi, ministre du Trésor et de la Planification économique, à la chaîne kenyane NTV.
"C’est une guerre que nous n’avons pas provoquée," a-t-il ajouté.
"Le gouvernement va examiner si nous pouvons faire davantage. Mais il faut trouver un équilibre avec l’ensemble des fondamentaux macroéconomiques. Et je tiens à vous dire que notre budget est lui aussi mis à rude épreuve."
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