République démocratique du Congo
Les États-Unis ont annoncé jeudi des sanctions contre l’ancien président congolais Joseph Kabila, accusé de contribuer à l’instabilité en République démocratique du Congo.
Joseph Kabila, qui a dirigé le pays de 2001 à 2019, a été inscrit sur la liste noire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’organisme américain chargé des sanctions économiques. Ces sanctions prévoient le gel de tous les avoirs que l’ex-chef d’État pourrait détenir aux États-Unis. Elles interdisent également aux citoyens et entreprises américaines d’entretenir des relations commerciales avec lui.
Washington reproche à Joseph Kabila de chercher à déstabiliser le gouvernement congolais en soutenant le groupe armé M23, ainsi que l’Alliance Fleuve Congo (AFC), présentée comme son bras politique.
L'ancien président aurait séjourné l’an dernier à Goma, dans l’est du pays, sous la protection du M23, un groupe rebelle actif dans cette région.
Ces accusations interviennent dans un contexte déjà tendu. Fin septembre, la justice congolaise a condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec le M23, un mouvement que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda.
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