République démocratique du Congo
Des milliers de militants de la majorité présidentielle ont investi, lundi, les artères de Kinshasa pour afficher leur soutien aux sanctions infligées par les États-Unis à l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila.
La marche, organisée par des partis alliés au président Félix Tshisekedi, s’est déroulée sur le boulevard Triomphal. Dans le cortège, des manifestants brandissaient des drapeaux congolais et américains ainsi que des portraits de Donald Trump.
Plusieurs participants ont également exprimé leur hostilité envers l’ancien président. « Kabila a tué beaucoup de gens dans ce pays […] maintenant arrêtez Kabila pour qu’il nous laisse tranquille », a lancé Julien, membre d’un parti de la coalition au pouvoir. Un autre militant, Ouragan Mwanza, a estimé que « les sanctions contre les rebelles […] constituent un pas significatif que tout le peuple congolais attendait ».
Jeudi, Washington a annoncé des sanctions contre Joseph Kabila, l’accusant de fournir un « soutien financier et politique » au M23, un groupe armé actif dans l’est de la République démocratique du Congo. Le gouvernement congolais a salué une « étape importante dans la lutte contre l’impunité ».
L’ancien président a rejeté ces accusations, dénonçant une décision « profondément injustifiée, motivée par des considérations politiques ». Il affirme vouloir poursuivre son action politique malgré les pressions.
La justice congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace en septembre pour « complicité » avec le M23. Dans l’est du pays, où les combats se poursuivent malgré un accord de paix signé en décembre sous médiation américaine, la situation sécuritaire reste instable.
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