Aïd el-Fitr
Au Maghreb, alors que le ramadan s'achève avec la fête de l'Aïd, le mari doit offrir un cadeau à son épouse. Une récompense pour ses efforts et ses talents culinaires durant le mois sacré. C'est le ‘’droit du sel’’. Une tradition répandue au Maroc qu’il faut préserver.
''Le droit au sel est une reconnaissance des efforts fournis par la femme pendant le mois du ramadan, compte tenu du travail et des responsabilités qu’elle assume à la maison, comme la préparation des repas pour l’iftar et le suhoor. C’est pourquoi nos ancêtres avaient pour habitude d’offrir un cadeau à leur épouse à la fin du ramadan. C'est également ce que je fais, et j'essaie de préserver cette tradition afin d'encourager nos enfants à la perpétuer avec leurs épouses à l'avenir. '', explique Hassan El Fezouati, retraité.
Dans les ruelles de la vieille ville de Rabat, Hassan El Fezouati est à la recherche d'un cadeau spécial à offrir à sa femme pour la fête de l'Aïd. Hassan El Fezouati ne peut plus offrir des bijoux à son épouse. Cette année, le retraité se tourne vers les vêtements traditionnels en raison de l’exiguïté de sa poche.
''J'avais l'habitude d'acheter des bijoux en or à ma femme la plupart du temps, mais maintenant que je suis à la retraite, ma situation financière ne me le permet plus. Malgré cela, j’ai décidé de lui faire une surprise. Après avoir visité plusieurs boutiques, j’ai décidé de lui acheter une tenue traditionnelle, d’autant plus qu’elle m’avait dit un jour qu’elle en avait besoin. J’ai donc choisi de lui faire cette surprise.'', raconte le retraité.
Mais pour son épouse, le ‘’droit du sel’’ n’est pas forcément synonyme de cadeau. Une expression empreinte d'amour serait suffisante pour procurer de la joie.
''Je me sens heureuse quand je prépare à manger, que ce soit pour mes enfants ou pour des invités. Quant au cadeau du « droit du sel », pour moi, il représente de la reconnaissance et de la joie, quel que soit le type de cadeau. Il n’est pas nécessaire que ce soit quelque chose d’important ; même un mot gentil peut suffire.'', affirme Batoul Ramzi, femme au foyer de Rabat.
Ajoutant, ''Ce qui compte le plus, c’est un geste ou des mots qui expriment de la reconnaissance envers les femmes.''
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