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Ramadan en Algérie : quand la baisse du pouvoir d'achat compromet les festins

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Algérie

Alors que les Algériens jeûnent, prient et se rassemblent pour le mois sacré du ramadan, une inquiétude plane dans l'esprit de beaucoup : comment financer les festins de cette année ? Outre sa signification religieuse pour les 1,8 milliard de musulmans dans le monde, le ramadan est également synonyme de tables chargées de mets riches et variés, consommés après l'appel du muezzin à rompre le jeûne au coucher du soleil.

Aujourd'hui, ces festins ont un coût inaccessible pour de nombreux Algériens, dont le pouvoir d'achat a diminué ces dernières années, malgré les richesses gazières et pétrolières de l'Algérie, poussant de plus en plus de personnes sous le seuil de pauvreté. Parallèlement, les prix des denrées alimentaires ont grimpé en flèche et les tensions sur les marchés dégénèrent parfois en violences. Après les manifestations nationales qui ont secoué l'Algérie en 2019, le gouvernement s'inquiète d'une agitation sociale plus générale et promet une aide économique.

Au rez-de-chaussée de ce marché, cœur battant de la vie commerciale de la capitale algérienne, les étals des marchands sont bien approvisionnés en fruits et légumes, présentés avec un art séduisant. Mais à l'approche du ramadan, les prix ont grimpé. Le gouvernement algérien a sévi contre les spéculateurs du ramadan, sans grand effet.

Lors d'une récente discussion spéciale du Conseil des ministres sur l'approvisionnement alimentaire pendant le ramadan, le président Abdelmadjid Tebboune a promis que « toutes les conditions doivent être réunies pour permettre aux citoyens de passer le mois sacré en toute tranquillité et sans souci ». Parmi ses promesses : l'importation par le gouvernement de 144 000 moutons et 46 000 bovins afin de rendre la viande plus accessible pour les repas du ramadan.

La viande de mouton locale provenant des hauts plateaux algériens, réputée pour sa saveur et son arôme, ainsi que les jeunes bovins des montagnes kabyliennes, sont devenus prohibitifs, même pour les professionnels à revenus moyens. La société civile joue un rôle clé en aidant les familles en difficulté pendant le ramadan. Les restaurateurs transforment leurs établissements en soupes populaires ou en « restaurants de la miséricorde » servant des repas gratuits. Même le président a reconnu les profonds changements économiques survenus ces dernières années.

Le salaire moyen en Algérie est de 42 800 dinars (329,5 dollars américains), soit environ 307 euros selon le taux de change officiel, et moins de 200 euros (235,5 dollars américains) sur le marché informel.

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