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Mali : l'UEMOA relance le débat sur l'intégration régionale [Business Africa]

Afolake Oyinloye pour Business Africa   -  
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Une cour d’Afrique de l’Ouest a lancé un avertissement juridique fort en annulant le blocus économique imposé au Mali en 2022.

La décision de la Cour de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) remet en cause la légalité de sanctions largement considérées comme l’un des outils d’application économique les plus puissants du bloc. Plus encore, elle met en lumière le coût économique de la politisation du commerce dans une région qui a longtemps défendu l’intégration comme moteur de croissance.

Cette décision relance une question plus large : l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest commence-t-elle à se fissurer — ou est-elle en train d’être contrainte d’évoluer ?

L’économiste Modibo Mao Makalou, basé à Bamako, affirme que ce jugement souligne un problème structurel plus profond : le manque de cohérence des politiques entre les institutions régionales telles que la CEDEAO et l’UEMOA.

Dans une économie mondiale de plus en plus concurrentielle, cette décision invite également à réfléchir à la stratégie économique globale de l’Afrique. Les blocs régionaux devraient-ils privilégier la stabilité commerciale, l’intégration des marchés et la confiance des investisseurs plutôt que le levier politique ? Ou les deux peuvent-ils coexister sans nuire à la croissance ?

Pour de nombreux analystes, la réponse pourrait définir le prochain chapitre de l’avenir économique de l’Afrique de l’Ouest.

Le secteur technologique africain passe d’une croissance à tout prix à la discipline financière

Après des années d’expansion rapide alimentée par le capital-risque, l’écosystème technologique africain entre dans une nouvelle phase.

Le ralentissement des financements — souvent décrit comme un "hiver du financement" — a contraint les start-ups à revoir leurs stratégies. Aujourd’hui, en 2025, des signes de reprise apparaissent. Mais ce rebond est très différent des années d’euphorie.

Au lieu de poursuivre des valorisations agressives et une croissance du nombre d’utilisateurs à n’importe quel prix, les fondateurs les plus influents privilégient désormais la durabilité. De plus en plus, ils se détournent du capital-risque au profit du financement par la dette comme stratégie de croissance plus disciplinée.

La dette, autrefois perçue avec prudence dans l’univers des start-ups africaines, gagne désormais du terrain, les fondateurs cherchant à éviter la dilution et à conserver un plus grand contrôle sur leurs entreprises. Cette évolution reflète une maturation plus large de l’écosystème — qui récompense la rentabilité et l’efficacité opérationnelle plutôt que l’expansion alimentée par l’engouement médiatique.

Les investisseurs, eux aussi, deviennent plus sélectifs, se concentrant sur des modèles de revenus clairs et des fondamentaux plus solides. Le résultat est un paysage technologique plus léger, plus discipliné, potentiellement plus résilient à long terme.

Les dépenses de la Saint-Valentin atteignent 29,1 milliards de dollars

L’amour n’a peut-être pas de prix — mais en 2026, il s’accompagne d’une facture conséquente. Les dépenses mondiales liées à la Saint-Valentin devraient atteindre 29,1 milliards de dollars, soulignant la commercialisation croissante de cette fête à l’échelle mondiale.

En Zambie, cette tendance est de plus en plus visible. Des fleuristes et restaurants aux détaillants et organisateurs d’événements, les entreprises tirent profit de la hausse saisonnière des dépenses de consommation.

Mais cette montée de l’activité commerciale suscite aussi le débat. À mesure que les dépenses augmentent, une question se pose : l’affection se mesure-t-elle au cœur — ou au kwacha ?

Pour les petites entreprises, la Saint-Valentin représente une opportunité de revenus cruciale dans un contexte économique difficile. Pourtant, pour les consommateurs confrontés à la hausse du coût de la vie, la pression de dépenser peut sembler de plus en plus dictée par la logique commerciale.

Ce débat reflète une tension mondiale plus large entre célébration culturelle et consumérisme — une dynamique qui continue de remodeler les marchés saisonniers à travers l’Afrique.