Guinée-Bissau
Quelque 860 000 électeurs bissau-guinéens sont attendus aux urnes dimanche pour les élections générales.
Dans un contexte politique marqué par la méfiance entre pouvoir et opposition, et les tentatives de coup d'Etat, la dernière remontant à octobre, des milliers de Guinéens vont voter le 23 novembre. Une paix fragile, qui inquiète les habitants rencontrés dans la capitale à l'approche du scrutin.
Pour le scrutin présidentiel Umaro Sissoco Embaló, donné favori à sa propre réélection affrontera 11 candidats, dont son prédécesseur José Mario Vaz. Le candidat du PAIGC, a été exclu de cette élection par la cour suprême, une première dans l'histoire du pays depuis 1974.
"La démocratie que nous avons connue il y a 29 ans n'est plus celle que nous vivons ; nous vivons un modèle défini par une seule personne. C'est pourquoi l'avenir et le présent de la Guinée-Bissau sont en jeu, entre dictature et démocratie. C'est pourquoi ces élections sont très décisives : soit nous confirmons la dictature, soit nous continuons avec la démocratie" analyse Augusto Nansambe, Avocat et analyste politique.
Umaro Sissoco Embalo a dissous le parlement en décembre 2023 à l'issue plusieurs tentatives de coup d'état depuis il dirige son pays par ordonnances. Les manifestations et rassemblements sont interdits depuis un an. L'opposition dénonce la prolongation de son mandat par la Cour suprême. Outre la présidentielle, quatorze partis concourent pour les 102 sièges du Parlement.
02:09
Afrique du Sud : « Pas d’électricité, pas de vote », la colère des townships vise l’ANC
01:00
Albanie : la colère des étudiants gagne les bancs du Parlement
01:03
Côte d’Ivoire : le procès Thiam reporté à novembre
00:55
Tchad : le départ discret de Succès Masra pour des soins
00:57
Zimbabwe : le parti au pouvoir approuve le maintien de Mnangagwa à sa tête
02:11
Cameroun : Tiriane Balbine Noah élue première femme à la tête du MRC