Lesotho
Au Lesotho, la lutte contre le VIH est en nette régression. Depuis la réduction de l’aide américaine, des milliers de patients séropositifs sont plongés dans l’incertitude.
Pendant près de deux décennies, le Plan PEPFAR des États-Unis avait permis au pays de stabiliser la maladie, avec près d’un milliard de dollars investis. Mais avec la suspension des fonds sous l’administration Trump, cliniques fermées, traitements interrompus, personnel licencié… et une crise sanitaire qui reprend de plus belle.
Le Lesotho a pourtant atteint l’objectif 95-95-95 de l’ONUSIDA, signe d’un système en progrès. Mais aujourd’hui, le pays recule. Des experts estiment avoir perdu 15 ans d’avancées. Si Washington a annoncé en septembre un retour partiel de son aide, ce n’est qu’une solution temporaire. Les négociations pour un accord durable sont toujours en cours.
Même l’ONUSIDA a dû réduire sa présence. Le bureau du Lesotho est désormais supervisé depuis l’Afrique du Sud.Sa directrice, Pepukai Chikukwa, dont le poste a été supprimé, tire la sonnette d’alarme.
"Le Lesotho est l'un des sept pays qui ont atteint les objectifs de traitement 95-95-95 (95% de personnes testées, 95% de personnes sous traitement, 95% de personnes dont la charge virale est supprimée), ce qui représente un progrès considérable, Pepukai Chikukwa, Directrice de l'ONUSIDA au Lesotho.
Sur le terrain, des infirmières bénévoles, souvent non payées, continuent d’atteindre les zones les plus isolées. Mais tous redoutent que, sans financement stable, la lutte contre le VIH au Lesotho ne s’effondre complètement.
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