hypertension
L’hypertension artérielle non maîtrisée expose plus d’un milliard de personnes à des risques de maladies.
Selon le deuxième rapport mondial sur l’hypertension publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé, 1,4 milliard de personnes vivaient avec l'hypertension en 2024, mais à peine plus d'une sur cinq la maîtrisera.
« Nous affirmons dans le rapport que l'hypertension est une crise, mais une crise qui peut être résolue. C'est une crise parce qu'aujourd'hui, 1,4 milliard de personnes souffrent d'hypertension, et seulement 1 sur 5 parvient à la contrôler. Cela signifie en réalité que plus d'un milliard de personnes souffrent d'hypertension sans recevoir aucun traitement. Elles courent donc le risque de subir une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral, une maladie rénale ou d'autres maladies telles que la démence. » , a analysé le Dr Alarcos Cieza, cheffe de l'unité Gestion des maladies non transmissibles (MNT), OMS.
Le nouveau rapport a été publié lors d'un événement organisé conjointement par l'OMS, Bloomberg Philanthropies et Resolve to Save Lives dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies.
« Il existe de grandes disparités. Permettez-moi de vous donner un exemple. Si l'on considère les pays à revenu élevé, 93 % d'entre eux disposent des quatre médicaments essentiels pour traiter l'hypertension. En revanche, seuls 28 % des pays à faible revenu en disposent. Vous pouvez donc déjà constater la disparité. Si ces médicaments ne sont pas disponibles, les personnes qui en ont besoin ne pourront pas se soigner. », a précisé Dr Alarcos Cieza.
Le rapport a révélé également que seuls 7 des 25 pays à faible revenu déclarent que les cinq médicaments contre l'hypertension recommandés par l'OMS sont généralement disponibles dans les pharmacies ou les établissements de soins primaires.
« Les principaux obstacles sont, d'une part, le manque total de sensibilisation de la population au fait que l'hypertension est un problème grave. D'autre part, il y a bien sûr le manque de personnel dans les établissements de santé, mais aussi le manque de personnel qualifié et l'absence de protocole standardisé. Les médicaments sont trop chers. Il n'y a pas de données. Mais le plus grand obstacle est l'absence d'engagement politique pour faire face à cette crise, car une fois que l'engagement politique est là, les mesures suivent. », a-t-elle ajouté.
L’hypertension est à la fois évitable et traitable, mais sans une action urgente, des millions de personnes continueront à mourir prématurément et les pays devront faire face à des pertes économiques croissantes.
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