Pays-bas
Les procureurs de la Cour pénale internationale ont commencé mardi la présentation des preuves soutenant leurs accusations contre Joseph Kony.
Le fugitif ougandais est poursuivi en tant que patron de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), active dans le nord de l’Ouganda pendant des décennies.
"Lorsque l'on examine les preuves de manière globale, il ne peut y avoir aucun doute. M. (Joseph) Kony commandait l'Armée de résistance du Seigneur. Lui et ses coauteurs ont utilisé la LRA pour contrôler leurs combattants, les soumettant à leur volonté. Il a exercé ce contrôle en raison de ses propres contributions essentielles, non seulement au plan commun et à sa mise en œuvre, mais aussi aux crimes. Kony a agi avec intention et en connaissance de cause, comme le montrent ses propres déclarations, dont certaines ont été présentées ici aujourd'hui. Mais dans l'ensemble, sa conduite est également d'une nature telle qu'elle ne peut avoir été entreprise que de manière intentionnelle", à déclaré Leonie von Braun, Procureure de la CPI.
Joseph Kony doit répondre de 39 chefs d'accusation pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. En cas de procès, il ne pourra être jugé que s’il est incarcéré à la CPI.
L’audience de confirmation des charges intervient vingt ans après l'émission d'un mandat d'arrêt à l'encontre de Joseph Kony. La LRA a commencé ses exactions en Ouganda dans les années 1980, avant d’attaquer la RDC.
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