Haïti
C’est par le biais des réseaux sociaux que Jimmy Chérizier, figure connue des gangs en Haïti, a choisi de répondre aux accusations portées par les autorités américaines.
Je m'appelle Jimmy Cherizier, BBQ. Si le FBI me recherche, je suis ici" dit-il dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.* Washington offre une récompense de 5 millions de dollars à toute personne contribuant à son arrestation. Jimmy Chérizier, ainsi que Bazile Richardson, un citoyen américain sont accusés d’avoir contourné les sanctions imposées par les États-Unis contre Chérizier pour des violations des droits de l’homme. Richardson aurait transféré des fonds, collectés auprès de la diaspora haïtienne, pour financer les activités de groupes armés opérant en Haïti. L'acte d'accusation précise que l'argent a servi à payer les salaires des membres du gang et à acheter des armes à des revendeurs illégaux en Haïti. La plupart des armes à feu sont importées clandestinement des États-Unis, Haïti ne produisant pas d'armes.Son gang Viv Ansanm a été désignée comme organisation terroriste étrangère en mai.
Ancien policier, Barbecue est également recherché pour son implication présumée dans le massacre de La Saline en 2018, qui a fait 71 morts. En octobre 2022, il est devenu la première personne visée par le nouveau régime de sanctions mis en place par l’ONU contre les gangs haïtiens, incluant une interdiction de voyager, un gel de ses avoirs et un embargo ciblé sur les armes.
Malgré cela, Jimmy Chérizier rejette l’étiquette de chef de gang. Il se présente plutôt comme un défenseur des quartiers défavorisés, une image qu’il cultive activement sur ses réseaux sociaux en mettant en avant ses actions sociales.
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Arrêt sur images du 17 juillet 2026